A propos des questions de salubrité à Brazzaville

Emile Ouosso Ministre parle des questions de salubrité au Congo-Brazzaville

La question de la salubrité urbaine est au cœur de l’actualité de nombreux pays d’Afrique ces dernières années. Notamment, le Congo-Brazzaville, où l’on observe une recrudescence de déchets plastiques et ménagers dans les rues de sa capitale. À propos des questions de salubrité, le gouvernement et Emile Ouosso sont déterminés.

Les causes de l’insalubrité à Brazzaville

Brazzaville dispose d’un important réseau hydrographique et d’une abondance en pluviométrie. Malgré cela, le taux d’approvisionnement en eau potable est estimé à environ 69 % pour l’ensemble du pays. Celui de couverture en assainissement collectif est de 24 % en milieu urbain. Très peu de ménages disposent des installations sanitaires hygiéniques. Aussi, en milieu urbain seulement 9 % de ménages disposent de latrines type fosses septiques et 0.5 % de ménages en milieu rural.

La gestion des déchets biomédicaux est un réel problème de santé publique et d’environnement. L’on estime une production minimale annuelle de ces déchets à environ 341 tonnes pour les hôpitaux et les laboratoires. L’exploitation pétrolière dans les environs contribue massivement à la pollution de la façade atlantique du Congo. De plus, l’air est principalement pollué au niveau du terminal de Djéno, de la raffinerie, des sites d’extraction et leurs alentours.

“La pollution atmosphérique est aussi due au trafic automobile rappelle le ministre Emile Ouosso. En effet, 90 % des véhicules à moteur qui circulent dans le pays sont « des occasions d’Europe ». Il faut dire que ces véhicules ne disposent pas souvent de pot catalytique ni d’autres dispositifs d’épuration de gaz.

Quelques conséquences de l’insalubrité

Du fait des questions de salubrité dans laquelle sont plongées les villes du Congo, Brazzaville en particulier, l’épidémie dominante est le paludisme. Il représente la première cause de morbidité avec 54 % des motifs de consultation dans la population générale. En 2002, l’on a constaté les infections respiratoires aiguës (IRA) chez les enfants de moins de 5 ans.

Emile Ouosso présente les solutions préconisées

L’OMS a mis sur pied un programme qui s’appuie sur le renforcement des capacités nationales en matière sanitaire. Par ailleurs, la mise en œuvre des programmes de développement communautaire intégrés devrait aider à en matière de salubrité au Congo. Tout ceci comprenant la composante santé de la lutte contre la pauvreté. Cette organisation prévoit une promotion des modes de vie sains et de réduction des facteurs de risques pour la santé liés à l’environnement.

Selon Emile Ouosso Ministre, la mise en œuvre des projets pour l’environnement et une décentralisation des programmes d’hygiène, eau et assainissement dans les districts sanitaires sont prévues.

Par ailleurs, conscient du danger, le gouvernement congolais décrète des journées « ville propre ». Seulement, la salubrité des quartiers et communes ne doit pas se limiter à ces journées. Cela doit être une exigence quotidienne et permanente pour les citoyens. Il faut automatiser les bonnes habitudes à savoir collecter les ordures, balayer et désherber les rues, planter des arbres, des fleurs et entretenir les espaces verts. “Il faut veiller à ce que le ramassage quotidien des ordures ménagères soit fait scrupuleusement”, souligne Emile Ouosso.

Aussi, il faut prendre des mesures punitives à l’encontre des personnes qui polluent l’environnement. Cette règle est déjà établie, mais elle est rarement appliquée.

À propos des questions de salubrité à Brazzaville, le niveau d’alerte est au maximum. Il y a une prise de conscience phénoménale de la part de chacun. Les efforts sont déployés de partout, tout le monde se sent concerné. La jeunesse est mobilisée pour contribuer au changement positif de Brazzaville et du Congo.