Les questions de salubrité au Congo

Emile Ouosso parle des questions de salubrité au Congo

Le Congo est un pays d’Afrique centrale situé au Sud du Sahara, de part et d’autre de l’équateur. Il fait partie des pays africains les plus urbanisés, avec un taux d’urbanisation estimé à 70 %. Globalement, cette urbanisation accélérée implique de nombreuses questions de salubrité, points essentiels au bien-être des populations du Congo. Emile Ouosso Ministre fait le point.

Une urgence environnementale pour les populations congolaises

Dans l’ensemble, de nombreux indicateurs définissent l’urgence que représentent les questions de salubrité au Congo. Parmi eux, vient tout d’abord le taux de desserte en approvisionnement en eau de consommation humaine. En estimation à ce taux, l’OMS fait mention d’une valeur de 69 % pour l’ensemble du pays. Ensuite, se présente le taux de couverture en assainissement collectif, estimé à environ 24 % en milieu urbain.

Enfin, on a le taux d’équipement en latrines types fosses septiques, dont l’estimation varie selon les zones. En milieu urbain il vaut à peu près 9 %, pour environ 0.5 % en zone rurale. Ces indications démontrent bien l’urgence de s’attarder sur les questions de salubrité au Congo.

La pollution au Congo, facteur de risques environnementaux

Toute opération de salubrité au Congo constitue un véritable enjeu d’environnement et de santé publique, souligne le Ministre Emile Ouosso. D’une part les exploitations pétrolières polluent la façade atlantique, d’autre part les déchets biomédicaux augmentent. En une année, l’ensemble du territoire congolais produit au minimum près de 341 tonnes de déchets biomédicaux. Ceux-ci se départagent entre les laboratoires, les CSI et les hôpitaux.

En effet, les directives et politiques des formations sanitaires sont parfois limitées en matière de gestion de ces déchets. Ce qui engendre la prolifération de décharges sauvages sans traitement préalable.

“Autant d’éléments qui précisent la nécessité d’appliquer des mesures pour un environnement plus sain au Congo.” Souligne Emile Ouosso.

Emile Ouosso présente les mesures environnementales du gouvernement

Emile Ouosso Ministre explique que le gouvernement congolais a instauré des mesures environnementales suivant une stratégie bien élaborée. Le nettoyage permanent des villes se positionne comme l’une des plus essentielles d’entre elles. En bref, cette action contribue à améliorer le cadre de vie des Congolais. Elle s’effectue le premier samedi de chaque mois depuis son lancement en date du 06 octobre 2018. Dans cette mesure, populations et administrations prennent leurs responsabilités pour préserver l’environnement.

Hormis la mesure de nettoyage urbain, les actions gouvernementales congolaises prévoient une multitude de renforcements environnementaux, suivant différents points stratégiques.

Les programmes de développement communautaire

La première mesure consiste à formuler les programmes de développement communautaires et les mettre en œuvre pour lutter contre la pauvreté. La seconde vise à réduire les facteurs de risques environnementaux et encourager les modes de vie sains. La dernière instaure la décentralisation des programmes d’hygiène, d’assainissement et eau dans les districts sanitaires. Selon Emile Ouosso, cette mesure aide à concevoir et à mettre en œuvre des projets de santé environnementale.

En somme, les mesures citées ci-dessus renforcent les capacités gouvernementales congolaises en termes de politiques et directives environnementales. De même, elles impliquent les relais communautaires de manière à ce que ceux-ci participent mieux à la lutte contre les vecteurs. Une excellente gamme de réponses environnementales et sanitaires aux questions de salubrité du Congo.