Les questions de salubrité dans les grandes villes d’Afrique

Emile Ouosso Ministre parle des questions de salubrité dans les grandes villes d'Afrique

Beaucoup de maux minent encore l’Afrique et la rétrogradent dans ses efforts pour quitter son état de sous-développement. La salubrité dans les grandes villes d’Afrique restent et demeurent une problématique importante. Pour Emile Ouosso Ministre, actuellement au Congo, il urge de trouver une réponse adéquate pour régler cet état de choses.

La salubrité : un problème récurrent dans plusieurs villes

L’Afrique est un continent dont le niveau de développement, quoi que en progression, reste toujours bas.

Une étude de l’organisation mondiale (OMS) de la santé réalisée en 2012 fait état de ce que plus de 12 millions de personnes ayant travaillé ou habitées dans une zone insalubre sont affectées. “L’Afrique à elle seule comptait plus de 2 millions de personnes concernées” souligne Emile Ouosso Ministre.

Les manifestations de l’insalubrité dans les grandes villes africaines

La salubrité est dont une question centrale rappelle Emile Ouosso. Il y a insalubrité quand les déchets plastiques sont jetés sur les routes ou pavés. Les déchets ménagers, industriels et toutes ces ordures issues des transformations ou des activités quotidiennes pourraient finir dans les caniveaux et à l’insalubrité des villes d’Afrique notamment à Brazzaville. Il est donc temps de multiplier véritablement  les opérations de salubrité dans les grandes villes d’Afrique.

Salubrité : les gouvernements d’Afrique se mobilisent

Si des villes comme Addis-Abeba, Brazzaville, N’Djamena ont pu améliorer leur niveau de salubrité, c’est grâce aux opérations de salubrité menés par les gouvernements locaux.

La responsabilité des autorités

Les autorités assument leurs rôles explique Emile Ouosso. Dans certaines villes d’Afrique et au Congo notamment, la gestion des déchets est en nette amélioration. Plus de 50 % de la population a accès aux services publics de gestion des déchets. Les besoins de salubrité ont poussé certaines populations à créer une structure de précollecte des déchets.

La responsabilité des citoyens

Il revient aussi aux habitants de ces villes de prendre conscience des risques de l’insalubrité pour pouvoir y remédier explique Emile Ouosso Ministre. En effet, l’incivisme et le manque d’information sont entre autres les causes de ces actes. Il faudrait donc que la population puisse être mise au courant de l’existence de ces structures et s’abonner. Les populations pauvres seront dirigées vers les services de précollecte pour une gestion efficace des déchets dans les villes. D’autres pays d’Afrique ont déjà compris et ont pris la mesure des choses. C’est le cas de Kigali qui à l’état actuel, se veut être un modèle pour les autres villes.

Quelles solutions  selon Emile Ouosso Ministre

Une politique stricte avec des interdictions ou un partenariat public privé sont parmi tant d’autres les réponses que les pays peuvent donner pour les questions de salubrité dans les grandes villes d’Afrique. “Malgré le sous-développement, les pays d’Afrique comme la République du Congo sont capables de trouver des mesures pour éradiquer peu à peu les fléaux qui minent le continent. Le Ministre Emile Ouosso termine en disant, “Avant tout, il faut une réelle volonté de bien faire les choses au prix de sacrifices”.